Destination Canada : 115 candidats avides du Nord

24 novembre 2016
Alexandrea Malakoe du ministère de l'Industrie, du Tourisme et de l'Investissement, Nicolas Carrière et Audrey Marceau du Conseil de développement économique des TNO, lors de leur participation à Destination Canada. (Gracieuseté : CDÉTNO)

Alexandrea Malakoe du ministère de l'Industrie, du Tourisme et de l'Investissement, Nicolas Carrière et Audrey Marceau du Conseil de développement économique des TNO, lors de leur participation à Destination Canada. (Gracieuseté : CDÉTNO)

Le CDÉTNO s’est envolé pour la dixième fois à Destination Canada, un événement organisé en France et en Belgique qui réunit approximativement 3 600 candidats désireux de faire le grand saut vers le nouveau continent. Récit de l’opération séduction.
 

Organisé par l’ambassade du Canada à Paris, Destination Canada se veut un salon de l’emploi hors du commun, pour lequel les candidats sont sélectionnés en fonction de leur compatibilité à l’égard des offres d’emploi des employeurs canadiens. Les activités se sont déroulées sur trois jours à Paris et sur une journée à Bruxelles.


L’expérience s’entame par une brève présentation de chaque province et territoire afin que les candidats puissent cibler les endroits où ils déposeront leurs candidatures. « Ce sont trois minutes pour dire pourquoi on aime vivre aux Territoires du Nord-Ouest. On ne se force même pas, c’est un fait qu’on aime habiter ici, donc ça transparait », a expliqué Audrey Marceau, agente en recrutement, immigration et employabilité au Conseil de développement économique des TNO (CDÉTNO).


« On prend une approche qui est plus ou moins conventionnelle. On va donner une touche personnelle de notre histoire aux TNO et on va vraiment tenter d’accrocher la personne sur le style de vie », a expliqué Nicolas Carrière, coordonnateur du Partenariat local d’immigration.

Pourquoi les TNO plus qu’ailleurs?
Le CDÉTNO met principalement l’accent sur les occasions d’emploi et sur le mode de vie équilibré entre le travail, la famille et la vie sociale. Autres éléments au menu de la présentation : les aurores boréales, le soleil de minuit et la nature à cinq minutes de chez soi.

Le Yukon était de retour à l’événement cette année. « Notre discours est très similaire. [L’équilibre] entre la vie sociale et le travail, c’est quelque chose qui est très bien dans les territoires », de dire Nicolas Carrière. Selon lui, les TNO et le Yukon attirent le même type de travailleurs, mais cela ne touche pas leur travail de promotion en tant que tel.

Interagir avec les candidats
Après les présentations, les candidats sont outillés pour cibler les kiosques des provinces et territoires qui les intéressent. « S’ils sont là, c’est qu’ils [envisagent de] déménager au Canada, donc cela fait déjà d’emblée une interaction qui est très franche et intéressante [...]. Quand ils viennent à ton kiosque, ils sont curieux du style de vie et principalement [des possibilités] d’emploi », a indiqué M. Carrière.


Les offres présentées par le kiosque des TNO touchaient les secteurs de l’informatique, la restauration, l’horticulture, le revêtement de toiture, la mécanique automobile. Au total, une vingtaine d’offres d’emploi ont été remises au CDÉTNO par les employeurs ténois. « L’informatique a été hyper populaire, mais on a pu trouver des bons candidats pour tous les employeurs », a commenté Audrey Marceau.

Les 115 curriculums vitæ amassés seront remis aux employeurs qui pourront contacter les candidats directement et veiller au recrutement selon leur processus de dotation habituel.

Différents profils
Pour cette édition, la délégation a été accompagnée pour la première fois d’une représentante du ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, qui a fait la promotion du programme des candidats, volet entrepreneurial. Ce programme, que l’on a présenté à l’occasion de Destination Canada, permet aux personnes intéressées par le démarrage d’une entreprise d’obtenir la résidence permanente pour réaliser leur projet.

En plus des entrepreneurs, certaines personnes arrivent avec un permis vacances-travail (PVT) pour voyager à travers le Canada, mais restent parfois plus longtemps que prévu à Yellowknife. « Ce sont de bons candidats puisqu’ils ont maintenant deux ans pour faire le PVT. S’ils habitent et travaillent aux TNO, ils risquent de rester à plus long terme aussi », a fait remarquer Mme Marceau.

Se faire embaucher au Canada
Le CDÉTNO a aussi participé à l’animation de l’atelier « Aborder le marché du travail », qui a permis aux participants de mieux comprendre comment adapter leur CV et leur lettre de présentation, comment se préparer pour une entrevue, ou encore comment chercher un emploi à distance, dans un contexte canadien.

Certains participants étaient assis par terre, tellement la salle était bondée pour l’activité. « Ils veulent venir vivre au Canada, ils veulent adapter leurs CV et que ça marche. C’est le fun de voir leur intérêt, même en fin de journée les gens sont encore à l’écoute, l’intérêt ne se perd pas, tout le monde est hyper motivé », a raconté l’agente du CDÉTNO.
Elle nuance toutefois que malgré la motivation, il s’agit d’un long processus : « C’est un projet de vie pour un immigrant de quitter tout et [ça] prend du temps. Les gens nous appellent un an, voire deux ans plus tard [et nous disent] “hey je t’ai vu en 2014, là je suis prêt” ».

Prêt pour une aventure aux Territoires du Nord-Ouest.
 


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